Dans la ville de Maroua, au nord du Cameroun, les lavandiers traditionnels rivalisent avec les pressings grâce à un service rapide, soigné et très économique.
À l’approche de la fin de la saison des pluies, les cours d’eau saisonniers de Maroua, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, s’animent grâce au travail quotidien des lavandiers. Installés le long des rives, ces professionnels du secteur informel accomplissent un travail minutieux qui séduit de plus en plus d’habitants. Pour une somme très modique, ils nettoient, sèchent et repassent les vêtements, offrant même parfois un emballage en plastique qui concurrence directement les établissements de pressings modernes.
Parmi eux, des figures locales exercent ce métier depuis des années avec passion. Certains lavandiers travaillent inlassablement du matin jusqu'au soir pour répondre à une demande croissante, attirant aussi bien des hommes que des jeunes femmes issues de milieux modestes. Cette profession nourrit des familles et permet à des jeunes de gagner leur vie grâce au fruit de leurs efforts. Même des salariés d’organismes internationaux font régulièrement appel à ces prestataires pour leur efficacité et la qualité de leur service.
Malgré les risques inhérents à l’utilisation des cours d’eau, comme la montée soudaine des eaux ou les intempéries qui menacent le linge étendu, cette activité traditionnelle continue de s’enraciner profondément dans le quotidien urbain. Les clients apprécient particulièrement la rapidité avec laquelle les tenues leur sont rendues, souvent le jour même. Cet artisanat local illustre la vitalité de l'économie informelle camerounaise et le savoir-faire de ses travailleurs.
