Depuis plus d'une décennie à N'Djamena, une femme au grand cœur offre un refuge et de l'espoir à des milliers d'enfants abandonnés grâce à son orphelinat.
Au cœur de N'Djamena, la capitale du Tchad, la solidarité citoyenne pallie souvent les manques des structures publiques pour venir en aide aux plus vulnérables. C'est dans ce contexte que Mianodji Tabitha Hawa a fondé l'orphelinat Apsoa en 2011, transformant son propre espace de vie en un havre de paix pour les jeunes âmes en détresse. Ancienne employée de banque marquée par une vie difficile, elle a choisi de canaliser son énergie pour bâtir ce refuge à la suite d'une vision profondément humaniste.
Aujourd'hui, cette concession modeste abrite une cinquantaine de pensionnaires de tous horizons, accueillis sans distinction de sexe, de religion ou d'origine ethnique. Depuis ses débuts, la structure a ainsi tendre la main à près de deux mille orphelins, leur offrant un toit, des repas et une écoute attentive malgré des ressources financières extrêmement limitées et l'absence d'un centre de santé ou d'une école intégrée.
Le quotidien de cette grande famille repose sur la générosité de donateurs anonymes et sur l'engagement indéfectible de bénévoles, à l'image d'artistes locaux qui animent des ateliers d'éveil et de musique. Si le projet d'ériger une véritable école sur un terrain acquis par l'association attend toujours des investisseurs, la détermination de la fondatrice reste intacte. Son œuvre remarquable témoigne de la force de la compassion et de la résilience humaine au service de la jeunesse tchadienne.
