À Abidjan, autorités, magistrats et étudiants ont convergé pour réclamer une application rigoureuse du droit afin de préserver l'océan et les lagunes.
L'Institut de sécurité maritime interrégionale a accueilli la quatrième édition des Journées du droit, couplée à la Journée mondiale de la mer. Magistrats, autorités institutionnelles, partenaires internationaux et nombreux étudiants se sont rassemblés pour débattre de la sauvegarde de l'environnement marin et lagunaire. Placée sous la présidence d'Abroulaye Fofana, secrétaire permanent du Comité interministériel de l'Action de l'État en mer, la rencontre a souligné la nécessité de transformer les textes juridiques en actions concrètes sur le terrain.
Les intervenants ont dressé un constat alarmant concernant la pression exercée sur ces écosystèmes vitaux pour l'économie ivoirienne. Entre les déchets plastiques, les rejets d'eaux usées, les déversements d'hydrocarbures et la surexploitation halieutique, les milieux aquatiques subissent des atteintes quotidiennes. Bien que les instruments juridiques nationaux et internationaux ne manquent pas, le véritable défi réside dans leur application effective. Les experts ont ainsi insisté sur l'importance de renforcer les contrôles portuaires, de lutter contre la pêche illicite et de consolider la coopération régionale pour contrer une pollution qui ignore les frontières.
Organisé en collaboration avec l'Université Félix Houphouët-Boigny, l'ambassade de France et le ministère de la Justice, l'événement a largement fait place à la jeunesse. Futurs magistrats, officiers de marine et juristes présents dans l'amphithéâtre incarnent la relève indispensable pour faire vivre ce droit d'action. Les discussions ont rappelé que la protection de la mer et des lagunes ne relève pas seulement des spécialistes, mais exige un engagement partagé pour concilier développement économique et préservation de la nature.