L'Autorité des communications du Kenya introduit de nouvelles mesures pour empêcher le recyclage arbitraire des numéros de téléphone inactifs et protéger les services financiers des utilisateurs.
Les opérateurs de télécommunications au Kenya doivent désormais informer les abonnés avant de désactiver les cartes SIM inactives et de réattribuer leurs numéros. Selon les directives de l'Autorité des communications, une période de notification de trois mois est obligatoire, durant laquelle les entreprises doivent utiliser tous les contacts fournis lors de l'enregistrement pour joindre les clients. Cette décision fait suite à des préoccupations concernant la perte de numéros de téléphone qui sont de plus en plus liés à des comptes d'argent mobile et à divers services numériques essentiels dans la vie quotidienne.
Le nouveau cadre réglementaire prévoit également des dispositions spécifiques pour protéger les personnes incapables d'utiliser leur téléphone pendant de longues périodes, notamment les voyageurs prolongés, les patients gravement malades ou les détenus. Des proches ou des représentants légaux peuvent ainsi demander la mise sur liste blanche de ces lignes. De plus, pour les numéros dont les propriétaires sont injoignables après six mois, un avis public comprenant un code USSD sera mis à disposition afin que le public puisse vérifier le statut de sa ligne.
Afin de renforcer la protection de la vie privée, les opérateurs devront archiver et dissocier de manière sécurisée les données personnelles associées à un numéro avant qu'il ne soit réattribué à un nouvel utilisateur. L'autorité de régulation envisage par ailleurs de confier directement l'enregistrement des cartes SIM aux opérateurs mobiles plutôt qu'aux agents intermédiaires, améliorant ainsi la fiabilité des informations et la sécurité des consommateurs à travers tout le pays.