À l'Université de Kirinyaga, des chercheurs testent la production locale de semences de coton Bt afin de réduire les coûts et de renforcer l'industrie nationale.
Dans les laboratoires et sur les terres de l'Université de Kirinyaga, une équipe de chercheurs mène des essais prometteurs pour déterminer si le Kenya peut produire ses propres semences de coton génétiquement modifié. Actuellement, le pays dépend entièrement d'importations, ce qui entraîne parfois des retards d'approvisionnement pour les agriculteurs. Lancés en septembre dernier, ces travaux visent non seulement à vérifier la viabilité de la production locale, mais aussi à explorer la possibilité de transformer le coton en une culture pérenne capable de fructifier sur plusieurs saisons.
Les premiers lots de semences récoltés font actuellement l'objet d'analyses rigoureuses en laboratoire pour garantir leur qualité et leurs propriétés initiales. Selon les experts impliqués, réussir cette étape pourrait réduire de moitié le coût d'achat des semences pour les producteurs locaux, tout en assurant une meilleure adéquation entre l'offre et les besoins de plantation. Les autorités agricoles soulignent toutefois que cette avancée scientifique doit s'accompagner d'investissements dans l'ensemble de la filière, incluant la relance des égreneuses et le renforcement du soutien technique aux cultivateurs.
Bien que l'université ne vise pas une production à l'échelle commerciale, ses travaux ouvrent la voie à une implication future des entreprises semencières privées. Si les essais s'avèrent concluants, cette initiative pourrait fournir aux agriculteurs des ressources plus accessibles et durables. C'est un pas significatif vers la revitalisation d'un secteur textile clé pour l'économie nationale, illustrant l'engagement de la recherche scientifique au service du développement agricole kenyan.
