Originaire du Botswana, le poète Edwin Moroka fait résonner la langue setswana à travers des performances artistiques vibrantes qui célèbrent le patrimoine ancestral.
La poésie dépasse le simple divertissement pour devenir une véritable mission de préservation culturelle. Edwin Moroka, plus connu sous le nom de scène de Serurubele, consacre son talent à faire vivre la langue setswana à travers des prestations artistiques captivantes qui touchent profondément son public. Ce surnom artistique lui a d'ailleurs été attribué spontanément par les auditeurs d'une station de radio locale lors de l'une de ses interventions.
Titulaire de plusieurs diplômes universitaires incluant un Bachelor en santé publique et un diplôme d'études supérieures en éducation, ce passionné démontre brillamment qu'une solide formation académique peut parfaitement cohabiter avec une fibre artistique prononcée. Son amour pour les mots est né dès ses années d'école secondaire avant de s'épanouir pleinement durant ses études supérieures, encouragé par son entourage qui a rapidement perçu l'étendue de son don.
Ses sources d'inspiration puisent directement dans ses racines familiales et son éducation au sein d'un foyer riche en traditions. Son grand-père, qui récitait des poèmes pour encourager les bœufs aux champs, a profondément marqué son imagination. Aujourd'hui, en plus d'enchanter les mariages et les événements d'entreprise, il publie des ouvrages consacrés aux connaissances indigènes et aux contes folkloriques.
Sur scène, l'artiste se distingue par une approche entièrement spontanée, qualifiant son art de spirituel et refusant d'écrire ou de répéter ses textes à l'avance. À travers cette démarche unique, rapportée par le Botswana Daily News, il s'affirme en véritable gardien culturel du vingt et unième siècle.