Lors d'un dialogue de haut niveau à Addis-Abeba, l'ancien vice-Premier ministre Demeke Mekonnen a exhorté les nations africaines à pérenniser leurs investissements dans la nutrition.
Les dirigeants et experts réunis à Addis-Abeba pour le Dialogue de haut niveau sur le financement de la nutrition examinent les moyens d'assurer des ressources durables pour le continent. Demeke Mekonnen, président de la Fondation YADAM, a insisté sur l'importance de mobiliser des fonds nationaux afin de réduire la dépendance à l'égard de l'aide internationale et de faire face à la baisse de l'aide publique au développement. S'appuyant sur l'exemple éthiopien, il a mis en avant la Déclaration de Seqota, qui ambitionne de lever des millions de dollars pour réformer le secteur d'ici la fin de la décennie. L'objectif est de dépasser les approches fragmentées pour bâtir des mécanismes budgétaires solides et axés sur des résultats mesurables.
L'expérience locale démontre que l'implication active des ministères des Finances est cruciale pour sanctuariser et protéger les budgets dédiés à l'alimentation infantile. L'Éthiopie réaffirme ainsi sa volonté d'éradiquer le retard de croissance chez les très jeunes enfants grâce à des politiques publiques coordonnées et ambitieuses. Cette démarche implique une synergie étroite entre les instances gouvernementales, le secteur privé et les initiatives communautaires, garantissant ainsi une production locale de denrées nutritives plus accessible à l'ensemble de la population.
Pour convaincre les décideurs politiques, il est primordial de s'appuyer sur des analyses économiques démontrant les avantages concrets de tels investissements pour le capital humain. Les participants venus de plusieurs pays de la région travaillent de concert pour élaborer des feuilles de route innovantes et partager leurs bonnes pratiques. Cet échange constructif vise à doter chaque État d'outils financiers performants pour relever durablement le défi de la sécurité nutritionnelle.