L'Éthiopie ambitionne de devenir un pôle régional incontournable dans le raffinage de l'or grâce à l'inauguration d'une immense raffinerie à Addis-Abeba.
Le Premier ministre éthiopien a inauguré le 10 octobre la nouvelle raffinerie nationale de métaux précieux, située dans la zone économique spéciale de Bole Lemi à Addis-Abeba. Établie grâce à un partenariat entre Ethiopian Investment Holdings et la société Sam Precious Metals, basée à Dubaï, cette infrastructure moderne est conçue pour tester les métaux précieux, transformer l'or en lingots prêts à l'exportation et fabriquer des barres d'or et d'argent. À pleine capacité, l'usine pourra traiter plus de 600 tonnes de métaux précieux par an, stimulant ainsi considérablement les capacités de transformation du pays.
Au-delà de la valorisation de ses propres ressources minières, l'Éthiopie nourrit l'ambition de positionner cette usine comme un prestataire de choix pour les pays voisins et les entreprises minières de tout le continent. En offrant des services de raffinage, de test et de certification directement sur le sol africain, le pays espère éviter aux producteurs locaux d'avoir à expédier leurs métaux hors du continent. Cette démarche permettra non seulement de générer des revenus pour l'économie éthiopienne, mais aussi de renforcer l'assurance qualité et d'encourager la fabrication de bijoux à l'échelle locale.
L'implication de Sam Precious Metals, qui possède déjà une solide expérience dans le secteur à Dubaï et au Caire, apporte à ce projet ambitieux un partenaire doté de relations commerciales internationales. Le principal défi pour l'Éthiopie consistera désormais à attirer suffisamment de volume et à convaincre les producteurs miniers d'utiliser ces nouvelles installations. Si les infrastructures sont désormais en place pour concrétiser cette vision, le succès à long terme dépendra des contrats conclus et de l'obtention des accréditations internationales nécessaires.
