Lors des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI, l'Éthiopie a tourné la page de la restructuration de sa dette pour attirer de nouveaux investissements.
L'Éthiopie renforce ses partenariats financiers internationaux en orientant désormais ses efforts vers l'attraction de capitaux frais plutôt que sur la seule gestion de sa dette. Lors des réunions annuelles du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, le gouverneur de la Banque nationale d'Éthiopie, Eyob Tekalign, a souligné que l'engagement économique du pays est guidé par des priorités nationales claires. Cette participation offre une plateforme idéale pour approfondir les relations économiques et obtenir des financements de développement adaptés aux ambitions de la nation.
Cette nouvelle approche s'appuie sur des avancées majeures en matière de réduction de la dette externe. Le pays a finalisé des accords avec ses créanciers bilatéraux et progresse rapidement avec les prêteurs commerciaux, après avoir conclu un accord de principe avec les détenteurs d'Eurobonds. Grâce à la stabilisation de son profil de la dette, l'Éthiopie présente son modèle de réformes économiques tout en partageant son expérience pratique avec d'autres nations en développement confrontées à des défis budgétaires similaires.
Sur le plan intérieur, la banque centrale orchestre l'ouverture historique du secteur bancaire à la concurrence étrangère après cinquante ans de restrictions. Cette politique vise à insuffler du dynamisme, à attirer de nouveaux capitaux et à moderniser les services financiers. L'institution privilégie notamment les candidatures d'établissements régionaux et panafricains qui comprennent les réalités du marché local. Parallèlement, le pays met en avant sa transformation numérique rapide, marquée par l'essor des paiements électroniques et de l'intelligence artificielle, illustrant une alliance mature et tournée vers l'avenir.