Réunis à Nairobi, les responsables de la santé d'Afrique de l'Est s'inspirent du modèle chinois pour atteindre l'objectif d'élimination du paludisme d'ici 2030.
L'Afrique de l'Est dispose de quatre ans pour concrétiser son ambition d'éliminer le paludisme d'ici 2030. Lors de la deuxième réunion des parties prenantes de la Communauté est-africaine sur le paludisme à Nairobi, les délégués se sont tournés vers l'exemple de la Chine, certifiée exempte de paludisme par l'Organisation mondiale de la santé en 2021 après un parcours de sept décennies. Le professeur Gao Qi, expert de premier plan, a souligné que le succès chinois repose sur un changement de paradigme, consistant à traiter chaque infection résiduelle comme une source potentielle de transmission.
Le modèle chinois de surveillance, reposant sur un calendrier strict de signalement, d'investigation et de réponse rapide, offre de précieux enseignements à la région. Selon les experts, à mesure que la maladie régresse, les stratégies de santé publique doivent évoluer d'une couverture de masse vers un système ciblé capable de pister chaque cas individuel. Cette approche exige une réactivité accrue afin d'intervenir avant qu'un nouveau cycle de transmission ne puisse s'enclencher.
La gestion des cas importés constitue un autre défi majeur pour l'Afrique de l'Est, où les populations traversent continuellement les frontières. L'expérience chinoise démontre que la vigilance et la capacité de réponse doivent être maintenues même après l'interruption de la transmission locale. Pour y parvenir, la coopération régionale et l'engagement politique des États s'avèrent indispensables, tout comme un financement national renforcé pour pérenniser les acquis et atteindre l'objectif de 2030.