L'Institut français du Maroc a inauguré à Rabat sa programmation 2026-2027, mettant l'innovation et la jeunesse au cœur des échanges artistiques et scientifiques entre la France et le Royaume.
L'Institut français du Maroc a officiellement inauguré à Rabat sa saison culturelle pour la période 2026-2027, avec un fil conducteur résolument tourné vers l'innovation et les jeunes générations. De la recherche scientifique aux arts visuels en passant par l'intelligence artificielle, cette nouvelle programmation déploie une série d'événements à travers plusieurs villes du Royaume pour explorer les transformations en cours dans nos sociétés. Présenté lors d'une soirée de lancement, cet agenda culturel privilégie la transversalité en associant sciences, technologies et nouvelles pratiques artistiques. Selon la direction de l'Institut, l'objectif est de célébrer les énergies créatives des talents français et marocains tout en tissant un réseau culturel bilatéral solide. La signature culturelle J-Lioum sera ainsi déployée dans les douze antennes du réseau à travers des spectacles, des concerts, des expositions et des débats, démontrant que l'innovation naît avant tout des femmes et des hommes qui expérimentent et prennent des risques.
Le programme de cette saison se structure autour de thématiques variées, allant de la création numérique aux nouvelles approches pour diffuser la culture. Parmi les temps forts attendus figure une intervention du prix Nobel d'économie Philippe Aghion sur les répercussions de l'intelligence artificielle. Le public découvrira également le cycle de débats Les Innovantes, qui mettra en lumière le rôle des femmes dans les sciences et la recherche. À l'occasion des dix ans de l'événement Novembre Numérique, le public profitera d'expériences immersives mêlant musique et arts visuels. Le chorégraphe Mourad Merzouki mènera par ailleurs une création conjointe associant danse et technologies numériques avec des étudiants d'écoles d'art marocaines, tandis que l'artiste Oualid Lazrak proposera une exposition explorant le lien entre découvertes scientifiques médiévales et art contemporain.
D'autres initiatives originales enrichissent cette saison, à l'instar du spectacle musical du DJ Retro Cassetta qui détourne de anciennes cassettes audio, ou encore la Nuit de l'Horreur dédiée aux trucages artisanaux du cinéma fantastique. La langue ne sera pas en reste avec la pièce Iqtibās, où le français et la darija dialoguent simultanément sur scène. Enfin, afin de toucher de nouveaux publics hors des murs, le Bibliotobiss sillonnera les routes du pays pour apporter livres et animations au plus près des citoyens, confirmant la volonté de l'Institut de rendre la culture accessible à tous.