L'Ouganda, le Kenya et la Tanzanie promeuvent une approche novatrice qui place les communautés locales au cœur des décisions et des financements climatiques.
L'Ouganda, le Kenya et la Tanzanie plaident pour un changement de paradigme en faveur d'une adaptation climatique menée directement par les communautés. Lors d'un atelier régional de deux jours organisé à Kampala avec le soutien de l'ambassade royale du Danemark et du Fonds d'équipement des Nations Unies, des représentants des trois pays ont souligné la nécessité de confier les ressources et la prise de décision aux habitants des zones en première ligne face aux bouleversements environnementaux. La ministre ougandaise de l'Eau et de l'Environnement, Beatrice Anywar Atim, a insisté sur le fait que les stratégies ne devaient plus être élaborées dans des salles de réunion éloignées des réalités du terrain.
Les responsables des gouvernements locaux ont rappelé que les défis climatiques transcendent les frontières nationales, rendant la coopération est-africaine essentielle. Ben Kumumanya, secrétaire permanent au ministère ougmandais du Gouvernement local, a mis en avant l'importance de partager les expériences régionales pour concevoir des réponses durables. Des partenaires internationaux, dont la Banque mondiale et l'Irlande, soutiennent déjà des programmes nationaux permettant aux collectivités territoriales d'intégrer le financement climatique dans leurs plans de développement, transformant ainsi la résilience en opportunités économiques.
Les discussions ont mis en lumière le besoin crucial d'améliorer l'accessibilité et la prévisibilité des financements afin qu'ils profitent véritablement aux populations vulnérables. En mutualisant leurs bonnes pratiques, les trois pays espèrent influencer les politiques climatiques mondiales, notamment lors des prochaines négociations internationales. Cette collaboration renforcée témoigne d'une volonté commune d'agir en amont pour protéger les moyens de subsistance des populations face aux aléas climatiques.