L'Ouganda autorise ses investisseurs qualifiés à participer à l'introduction en bourse historique de la raffinerie Dangote pour renforcer l'intégration financière africaine.
L'autorité des marchés financiers en Ouganda a officiellement autorisé certains acteurs économiques locaux à participer à l'introduction en bourse de la célèbre raffinerie Dangote. Cette démarche permet au marché ougandais de s'associer à l'une des plus vastes opérations financières jamais organisées sur le continent africain. L'accès reste toutefois encadré et réservé aux investisseurs professionnels ainsi qu'aux particuliers disposant d'un profil fortuné, selon les dispositions validées par les régulateurs. L'entreprise nigériane cherche à mobiliser près de 1,6 milliard de dollars grâce à la mise en circulation de milliards de titres à un prix fixé pour l'occasion. Cette vaste opération, qui a débuté à la mi-septembre pour s'achever à la mi-octobre, pourrait bien s'imposer comme la plus importante levée de fonds boursière de l'histoire récente de l'Afrique. Cette décision de Kampala fait suite à une démarche similaire adoptée par le Kenya, témoignant d'une dynamique régionale forte. D'autres nations du continent, à l'instar de l'Afrique du Sud, de l'Égypte, du Ghana et du Rwanda, se penchent également sur des mécanismes similaires pour permettre à leurs marchés de prendre part à cette aventure industrielle, dans le respect des cadres réglementaires nationaux respectifs. Les fonds collectés lors de cette opération majeure serviront principalement à financer l'agrandissement des infrastructures de la raffinerie. L'objectif affiché est de doubler la capacité de production quotidienne de l'immense complexe pétrolier pour atteindre des sommets inédits. Pour l'Ouganda, cette opportunité représente un moyen privilégié de connecter son économie aux grands flux d'investissement du continent et de permettre à ses acteurs financiers de s'impliquer dans un fleuron industriel panafricain coté sur la place boursière de Lagos.
