Des universitaires et des décideurs se sont réunis à l'Université du Cap pour repenser la gouvernance africaine et renforcer la coopération Sud-Sud.
L'École de gouvernance publique Nelson Mandela de l'Université du Cap a récemment rassemblé des chercheurs, des décideurs politiques et des étudiants pour un dialogue approfondi sur l'avenir du continent. Cet événement de deux jours a offert une plateforme dynamique pour examiner la nature de l'État africain et explorer les moyens de bâtir des institutions plus efficaces et adaptées aux aspirations des citoyens. Les participants ont ainsi souligné la nécessité de dépasser les modèles hérités du passé pour concevoir des structures capables de stimuler le développement durable et l'inclusion sociale.
Au cœur des discussions, la question du leadership et de l'agence a été brillamment abordée par le professeur Carlos Lopes, invitant les dirigeants à façonner activement les règles du jeu économique mondial plutôt que de simplement réagir aux influences extérieures. Les différents panels ont également mis en lumière l'importance cruciale de l'industrialisation verte, de la valorisation des minéraux critiques et du renforcement de l'intégration régionale comme leviers stratégiques pour l'émancipation économique de l'Afrique.
Un moment fort de cette rencontre a été la signature d'un protocole d'accord entre l'établissement hôte et l'Université de Nanjing, visant à consolider les échanges académiques et la recherche conjointe. En clôturant les travaux, la professeure Cheryl Hendricks a insisté sur la nécessité de traduire ces réflexions intellectuelles en actions concrètes et collaboratives, afin que le continent aborde les partenariats internationaux avec une vision claire et souveraine de ses propres priorités.