La plantation massive de spekboom dans le Cap-Oriental régénère les terres dégradées tout en ouvrant des perspectives prometteuses sur les marchés du carbone.
Des terres agricoles autrefois surexploitées dans la réserve privée de Kwandwe, dans le Cap-Oriental, retrouvent peu à peu leur splendeur grâce à une initiative novatrice. Des décennies d'élevage intensif avaient transformé ces paysages en sols arides, incapables de guérir naturellement malgré des décennies de repos. Face à ce constat, les écologistes ont misé sur le spekboom, une succulente robuste et résistante à la sécheresse.
Des boutures simples, prélevées sur des spécimens sauvages et plantées sans racines, ont rapidement pris racine lors d'expériences menées il y a quinze ans. Cette méthode rustique et économique a prouvé son efficacité, permettant non seulement au spekboom de prospérer, mais favorisant également le retour d'autres espèces végétales locales.
Aujourd'hui, cet effort de restauration à grande échelle bénéficie d'investissements majeurs en provenance des pays du Nord via les marchés du carbone. Cette dynamique pionnière en Afrique du Sud pourrait bien redéfinir l'avenir de l'agriculture continentale, où la culture du carbone dans les sols se positionne comme une alternative durable et novatrice.