Tunis accueille un atelier régional axé sur les mesures de conservation efficaces en dehors des aires protégées pour protéger la biodiversité nord-africaine.
La capitale tunisienne rassemble actuellement des représentants venus de Tunisie, d'Algérie, d'Égypte, de Libye et du Maroc pour un atelier régional majeur. Organisée par le bureau d'Afrique du Nord du Fonds mondial pour la nature en collaboration avec les autorités tunisiennes de l'environnement, cette rencontre de deux jours explore de nouvelles méthodes pour identifier et reconnaître des espaces qui favorisent la protection de la nature en dehors des parcs nationaux traditionnels. Ces zones spécifiques, bien que gérées à d'autres fins à l'origine, garantissent des résultats durables pour la faune et la flore locales.
Durant les sessions de travail, les experts examinent l'application des critères de la Convention sur la diversité biologique. Ils étudient comment adapter ces standards aux réalités écologiques et administratives de chaque pays participant. Des espaces emblématiques tels que les oasis, certaines forêts domaniales, des paysages agropastoraux traditionnels ou des zones de pêche réglementées possèdent un potentiel remarquable pour répondre à ces exigences internationales.
Cette initiative s'inscrit pleinement dans les objectifs ambitieux fixés par le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal adopté en 2022. Ce plan international encourage notamment la conservation d'au moins trente pour cent des terres et des eaux d'ici la fin de la décennie. En plus des partages d'expériences régionales, l'événement permet d'accueillir des spécialistes internationaux venus présenter des initiatives communautaires réussies menées dans d'autres régions du monde.