À l'occasion du salon Bigtech Africa à Tunis, le pays a plaidé pour un partenariat stratégique continental afin de renforcer la souveraineté numérique de l'Afrique.
La ville de Tunis accueille la troisième édition du salon panafricain Bigtech Africa, un événement majeur dédié à l'innovation technologique et à l'intelligence artificielle. Lors de l'ouverture de cette rencontre qui réunit des acteurs de plus de quinze pays, le ministre des Technologies de la Communication, Sofiene Hemissi, a insisté sur la nécessité de dépasser les initiatives isolées. Il a souligné l'importance de bâtir des marchés numériques intégrés pour affirmer la souveraineté technologique du continent et stimuler la compétitivité internationale.
Pour concrétiser cette vision, la Tunisie mise sur son capital humain et des initiatives pionnières telles que le Startup Act, qui labellise déjà plus de 1500 jeunes entreprises innovantes. Le pays ambitionne de s'affirmer comme un laboratoire régional et un pont naturel entre l'Afrique, l'Europe et le monde arabe. Les discussions s'articulent autour du développement d'infrastructures solides, du renforcement de la cybersécurité et du partage d'expertises dans des secteurs porteurs comme la santé numérique et les technologies vertes.
Par ailleurs, cet événement a permis de mettre en lumière les premiers succès concrets des mécanismes d'accompagnement financier. Tarek Triki, directeur général de Smart Capital, a annoncé qu'une première cohorte de dix-sept startups a bénéficié de financements dans le cadre d'un partenariat entre les fonds Anava et 216 Capital. Rassemblant des milliers de participants et des dizaines d'exposants à la Cité de la Culture, le salon confirme le dynamisme et le potentiel attractif de l'écosystème numérique africain.