Les professionnels tunisiens demandent des allègements fiscaux pour accélérer la transition énergétique et stimuler les investissements solaires.
Les acteurs majeurs des énergies renouvelables en Tunisie se mobilisent activement pour donner une impulsion décisive à la transition écologique du pays. Dans une démarche proactive relayée par La Presse de Tunis, les syndicats professionnels ont adressé une lettre ouverte aux instances parlementaires pour demander des mesures fiscales incitatives. Ils préconisent notamment l'abolition totale des droits de douane sur les équipements indispensables à la filière solaire, tels que les panneaux photovoltaïques et les systèmes de stockage par batterie. Cette initiative vise à rendre les technologies propres beaucoup plus accessibles aux foyers ainsi qu'aux entreprises locales.
Au-delà de la suppression des taxes douanières, les représentants du secteur suggèrent de ramener la taxe sur la valeur ajoutée à sept pour cent pour ces mêmes équipements. Selon les experts, cette réduction tarifaire permettrait d'encourager massivement l'autoproduction d'électricité et d'attirer de nouveaux investissements privés. Ces propositions interviennent alors que l'Assemblée se penche sur l'élaboration du budget, offrant une opportunité idéale pour ancrer durablement la politique énergétique nationale dans une trajectoire vertueuse.
Ces ambitions s'inscrivent dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer sa souveraineté énergétique et à réduire sa dépendance extérieure. Le pays ambitionne d'atteindre une part significative d'énergies propres dans son mix électrique au cours de la prochaine décennie, s'appuyant sur des partenariats internationaux et sur des plans de développement d'envergure. En modernisant ses infrastructures et en favorisant l'innovation verte, le pays confirme son engagement résolu en faveur du climat et du développement durable.