Portée par une belle récolte céréalière et des exportations d'huile d'olive dynamiques, l'agriculture tunisienne relève le défi de la transition climatique.
L'agriculture tunisienne s'impose plus que jamais comme un pilier central de la politique économique du pays, englobant la sécurité alimentaire, l'emploi en milieu rural et la gestion durable des ressources en eau. Selon des estimations de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture relayées par La Presse, la campagne céréalière de 2026 devrait atteindre environ 1,8 million de tonnes. Ce volume, supérieur de près de 20 pour cent à la moyenne des cinq dernières années, illustre une embellie bienvenue après des débuts de saison marqués par la sécheresse. Pour autant, cette embellie met en lumière un défi structurel persistant, puisque le pays doit continuer d'importer une partie de son approvisionnement tout en s'adaptant à des contraintes climatiques de plus en plus fortes.
Face à ces défis, la gestion de l'eau et la modernisation des pratiques agricoles apparaissent comme des priorités absolues. Les autorités ont ainsi dévoilé plusieurs initiatives pour soutenir les exploitants en vue de la prochaine campagne, allant du renforcement des stocks d'engrais à un meilleur accès aux semences certifiées, tout en développant les infrastructures de stockage. La stratégie nationale pour la période allant de 2026 à 2030 met résolument l'accent sur la productivité, la résilience face au climat et la valorisation optimale de chaque ressource.
Au-delà des seules céréales, la vitalité du secteur s'illustre également à travers d'autres filières agroalimentaires, à l'instar de l'huile d'olive, dont les performances remarquables ont permis à la balance commerciale alimentaire de dégager un excédent notable au cours des sept premiers mois de l'année. L'enjeu pour la Tunisie consiste désormais à produire mieux avec moins d'eau, en s'appuyant sur l'innovation et une meilleure valorisation des filières, faisant ainsi de l'agriculture le socle de sa résilience économique future.