Réunis à Tunis, les acteurs nationaux et internationaux plaident pour de nouvelles approches innovantes afin de financer la transition climatique du pays d'ici 2035.
La Tunisie a besoin d'investissements substantiels pour mettre en œuvre sa Contribution déterminée à l'échelle nationale sur la période allant de 2026 à 2035. Afin d'accélérer l'accès aux fonds internationaux de la finance climatique, un atelier national s'est tenu à l'Académie diplomatique internationale de Tunis. Organisée conjointement par plusieurs ministères tunisiens et le Programme des Nations Unies pour le développement, la rencontre a réuni de nombreux partenaires étrangers, dont l'Agence française de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, pour renforcer la coordination stratégique.
Les autorités tunisiennes ont insisté sur le fait que la transition environnementale représente avant tout un levier de transformation économique et de développement durable. L'objectif est désormais de concevoir des projets bancables capables d'attirer et de combiner des sources de financement multiples, tout en explorant des mécanismes innovants tels que la conversion de la dette en projets de développement. Le ministre de l'Environnement a également mis en avant le programme de la Ceinture verte, qui vise à restaurer des milliers d'hectares de terres dégradées et à stimuler l'emploi vert dans les zones rurales.
Les représentants des organisations internationales ont salué les atouts du pays, notamment dans les énergies renouvelables et l'économie circulaire, tout en réitérant leur soutien technique et financier. La stratégie tunisienne prévoit de réduire l'intensité carbone de son économie et de porter la part des énergies renouvelables à la moitié de son mix électrique d'ici 2035, faisant de la transition climatique une réelle opportunité de croissance inclusive.