Le secteur pharmaceutique tunisien s'achemine vers la généralisation du dossier technique électronique d'ici 2027 pour stimuler sa compétitivité internationale.
L'industrie pharmaceutique tunisienne s'engage résolument dans la voie de la digitalisation avec l'adoption prochaine du dossier technique commun électronique. Ce nouveau système numérique unifié, dont l'application deviendra obligatoire dès le premier janvier 2027, concerne l'ensemble des demandes d'autorisation de mise sur le marché des médicaments ainsi que leur renouvellement. D'après La Presse de Tunisie, cette évolution technologique représente une étape majeure pour moderniser la gestion pharmaceutique dans le pays et s'aligner sur les standards internationaux les plus exigeants.
Cette transition implique des investissements importants pour les laboratoires locaux en matière d'acquisition de logiciels spécifiques et d'infrastructures informatiques adaptées. Malgré les défis organisationnels et financiers que cela suscite pour certains acteurs, plusieurs fabricants nationaux ont déjà franchi le pas. Les professionnels du secteur estiment que cette modernisation permettra d'harmoniser les procédures administratives, de réduire considérablement les délais de traitement et d'assurer une traçabilité optimale des dossiers réglementaires.
Au-delà des aspects purement techniques, cette réforme structurelle est perçue comme un formidable levier pour dynamiser la compétitivité et stimuler les exportations du pays. En renforçant la maturité réglementaire et la qualité des dossiers, la Tunisie ambitionne de valoriser son savoir-faire pharmaceutique au-delà de ses frontières. Le secteur, qui couvre déjà une large part des besoins nationaux, dispose ainsi d'atouts précieux pour conquérir de nouveaux marchés à l'international et affirmer sa position sur la scène médicale régionale.