La dix-huitième édition du FIBDA a mis à l'honneur les talents africains, couronnant des auteurs camerounais et tunisiens tout en saluant la résilience de la bande dessinée congolaise.
La dix-huitième édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger a fermé ses portes après avoir battu ses records de fréquentation. Placé sous le thème du roman graphique comme carrefour de l’image et du verbe, l’événement a mis en lumière la richesse de la création mondiale et continentale, avec treize pays représentés sur l'esplanade de Riadh El Feth.
Le palmarès du prestigieux concours international a fait la part belle aux talents africains. Le Camerounais Mezensi Nipanko s'est ainsi classé deuxième avec son œuvre intitulée Mirage, tandis que le Tunisien Ahmed Touj a décroché la troisième marche du podium grâce à son album Rose Blanche. Ces distinctions confirment le dynamisme et la reconnaissance croissante des artistes du continent sur la scène internationale.
L'événement a également été marqué par un vibrant hommage à la résilience de la bande dessinée en République démocratique du Congo. Invité à Alger, l’auteur et réalisateur kinois Jérémie Nsingi a partagé l'ingéniosité de sa génération qui, face à la disparition des librairies traditionnelles, a su innover en s'adressant directement au public dans les cours d'écoles et en développant des circuits d'autoédition audacieux.
