Le nouveau fonds d'infrastructure kényan déploie son capital pour stimuler le développement du pays et attirer des investissements privés.
Le Fonds National d'Infrastructure du Kenya a entamé l'utilisation de son capital initial de 340 milliards de shillings en investissant dans des obligations d'État. D'après Reuters, cette démarche marque le lancement opérationnel de l'organisme, qui souhaite diversifier ses sources de financement pour les grands chantiers du pays. Le directeur général James Mworia estime que ces placements initiaux devraient générer des retours substantiels chaque année, facilitant ainsi la mobilisation de capitaux privés indispensables pour combler le déficit d'infrastructures.
Face à des contraintes budgétaires strictes et à des coûts de service de la dette élevés, l'État cherche des solutions alternatives pour financer des secteurs clés tels que l'énergie, les transports, les technologies de l'information, l'eau et l'agriculture. Le fonds prévoit d'allouer l'intégralité de son capital de départ d'ici le milieu de l'année 2027. À plus long terme, l'institution ambitionne de mobiliser des milliers de milliards de shillings sur dix ans afin de soutenir des projets majeurs à travers tout le territoire national.
Pour atteindre ses objectifs, la direction envisage également de créer des instruments financiers innovants, permettant notamment aux investisseurs d'accéder à des véhicules liquides cotés en bourse. Cette stratégie vise à marier capitaux publics et investissements privés pour moderniser les réseaux de transport, les ports et les systèmes énergétiques du pays, tout en réduisant la dépendance aux emprunts publics traditionnels.