Le Ghana a officiellement déposé sa candidature pour intégrer les BRICS afin de renforcer sa coopération au sein du Sud global et dynamiser ses échanges commerciaux.
Le Ghana cherche à élargir ses horizons diplomatiques et commerciaux en posant sa candidature officielle pour rejoindre le bloc des économies émergentes des BRICS. Selon le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa, cette démarche vise à diversifier les partenariats du pays et à encourager une plus grande coopération au sein du Sud global. Les autorités ghanéennes soulignent que cette initiative a vocation à compléter, et non à remplacer, les relations historiques entretenues avec les institutions financières traditionnelles telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Les motivations économiques de cette démarche s'appuient sur des liens commerciaux déjà étroits. Près de soixante-dix pour cent des exportations ghanéennes sont destinées aux pays membres des BRICS, et le pays importe une grande partie de ses produits de Chine. De plus, les exportations vers l'Inde ont connu une progression remarquable ces dernières années. Pour Accra, siéger aux côtés de ses principaux partenaires commerciaux représente une suite logique pour son développement économique, d'autant que le pays poursuit sa reprise après les défis financiers de ces dernières années. Cependant, l'adhésion complète n'est pas automatique et requiert le consensus des onze membres actuels du groupe. Des analystes soulignent que le Ghana devra mettre en avant ses atouts, notamment sa stabilité démocratique reconnue et son influence culturelle, pour convaincre ses partenaires potentiels. Alors que l'Inde assure la présidence du groupe cette année, le gouvernement ghanéen mène des discussions diplomatiques actives pour défendre sa vision et démontrer la valeur ajoutée qu'il peut apporter à cette alliance en plein essor.