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Économie

Le Libéria exhorte la Banque mondiale à réduire le coût du capital en Afrique

Source : Liberian Observer (Monrovia) (via AllAfrica) ·

Le ministre libérien des Finances a appelé la Banque mondiale à rendre les financements plus abordables pour stimuler la transformation économique du continent.

Intervenant lors des réunions annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Bangkok, le ministre libérien des Finances et de la Planification du développement, Augustine Kpehe Ngafuan, a salué la mobilisation croissante des investissements privés tout en soulignant que le coût élevé des emprunts continue de freiner le développement africain. Bien que les volumes de capitaux mobilisés aient augmenté ces dernières années, les pays africains font face à des besoins immenses, estimés à des centaines de milliards de dollars, notamment pour combler le déficit d'infrastructures. Le ministre a insisté sur la nécessité d'obtenir des financements à des taux abordables et orientés vers les communautés qui en ont le plus besoin.

Le coût excessif du capital en Afrique est en grande partie alimenté par des perceptions de risque souvent exagérées par rapport aux réalités économiques fondamentales des pays. Selon des données évoquées lors de son intervention, ces distorsions dans l'évaluation des risques imposent une charge financière additionnelle considérable chaque année. Cette prime de risque injustifiée prive les gouvernements de ressources précieuses qui pourraient autrement financer les services publics, l'éducation, la santé et la transition énergétique. Pour les entreprises locales, ce crédit onéreux limite les capacités d'expansion et nuit à leur compétitivité face aux marchés internationaux.

Afin de remédier à cette situation, le représentant libérien a invité les institutions financières internationales à réajuster leurs instruments de garantie et leurs mécanismes de partage des risques pour soutenir prioritairement les économies à faible revenu. Parallèlement, il a rappelé que les gouvernements africains ont la responsabilité de consolider leurs fondamentaux macroéconomiques, d'améliorer la gouvernance et d'assurer une prévisibilité réglementaire pour inspirer confiance aux investisseurs. L'objectif ultime partagé par plusieurs dirigeants du continent est de garantir que les flux financiers se traduisent par une véritable autonomisation des entreprises locales et une amélioration concrète des conditions de vie des populations.