Lors des réunions de la Banque mondiale, Henry Musasizi a appelé ses homologues mondiaux à maintenir les investissements climatiques malgré les tensions énergétiques.
Le ministre des Finances et du Développement économique, Henry Musasizi, a récemment exhorté les ministres des Finances du monde entier à renforcer leur coopération en matière de financement climatique. S'exprimant lors de la seizième réunion ministérielle de la Coalition des ministres des Finances pour l'action climatique à Bangkok, en Thaïlande, en marge des réunions annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, il a insisté sur l'importance de protéger les investissements axés sur la résilience. Selon le Nile Post, cette intervention intervient alors que la crise énergétique mondiale exerce une pression accrue sur les budgets nationaux. Les gouvernements doivent ainsi réussir à maintenir la stabilité macroéconomique tout en préservant les projets indispensables face aux chocs futurs.
Rassemblant cent trois ministères des Finances, la Coalition cherche à intégrer les enjeux climatiques dans les politiques économiques et financières. Henry Musasizi a souligné les avancées réalisées dans le cadre du programme de travail stratégique de l'organisation, qui permet aux pays membres de bénéficier de programmes de renforcement des capacités pour la transition verte et l'adaptation. Un axe majeur de ces travaux consiste à intégrer les retombées économiques de la résilience climatique dans l'analyse de la viabilité de la dette. Cette démarche innovante aide les nations à dégager des marges budgétaires, à réduire leurs coûts d'emprunt et à stimuler les investissements du secteur privé dans les infrastructures durables.
L'Ouganda continue de jouer un rôle moteur dans cette initiative, qui inspire déjà d'autres pays de la région comme la Zambie et la République démocratique du Congo, en lien avec le Forum des ministres des Finances africains pour l'action climatique. De plus, les efforts conjoints avec les banques centrales visent à mobiliser de nouveaux fonds à l'échelle internationale tout en préparant les prochaines grandes échéances mondiales liées à la biodiversité. Pour le représentant ougandais, il est désormais indispensable d'inscrire durablement la dimension climatique au cœur de la planification économique et de ne plus la considérer comme un sujet isolé.