Le Rwanda poursuit la mise en œuvre de l'Amendement de Kigali en visant une réduction majeure de ses émissions de gaz réfrigérants d'ici 2045.
Le gouvernement rwandais ambitionne de diminuer de 80 pour cent la consommation des hydrofluorocarbures, des gaz à effet de serre très présents dans la réfrigération et la climatisation, d'ici l'année 2045. Selon l'Autorité pour la gestion de l'environnement du Rwanda, un plan précis a été instauré pour guider cette réduction progressive, avec des objectifs intermédiaires fixés à dix pour cent d'ici 2029, trente pour cent d'ici 2035 et cinquante pour cent d'ici 2040. Cette transition s'inscrit dans le cadre de l'application de l'Amendement de Kigali, qui cherche à écarter les secteurs concernés des fluides frigorigènes à fort potentiel de réchauffement climatique au profit d'alternatives plus écologiques.
Ces annonces interviennent alors que Kigali se prépare à accueillir la trente-huitième Réunion des Parties au Protocole de Montréal au mois de novembre 2026. Cet événement international rassemblera près d'un millier de délégués et marquera la décennie écoulée depuis l'adoption historique de l'Amendement de Kigali en octobre 2016. La ministre de l'Environnement a souligné que cette rencontre constituera une opportunité idéale pour évaluer le chemin parcouru, renforcer les engagements et encourager une plus grande participation universelle.
Depuis la ratification de l'amendement en 2017, le pays a considérablement renforcé ses réglementations à travers la mise en place d'un système de licences, de quotas et d'une plateforme numérique de suivi. Des investissements importants ont également été réalisés pour former les techniciens du secteur, améliorer l'efficacité énergétique des équipements et développer des solutions de chaîne du froid durables. Grâce à des structures telles que le Centre africain d'excellence pour le refroidissement durable, le pays confirme son rôle de pionnier dans la recherche et l'innovation environnementale sur le continent.