Réunie à Alger pour la première fois en près de trente ans, la Grande commission mixte sénégalo-algérienne a abouti à la signature de quinze accords stratégiques.
La capitale algérienne a abrité les travaux de la sixième session de la Grande commission mixte de coopération sénégalo-algérienne. Vingt-neuf ans après la précédente rencontre, cet événement diplomatique majeur a permis aux deux nations de redynamiser leurs relations bilatérales et d'actualiser leur cadre juridique pour répondre aux défis contemporains. Selon le ministère de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères, quinze accords et mémorandums d'entente ont été paraphés à cette occasion. Ces nouveaux instruments juridiques englobent des secteurs clés et variés, parmi lesquels figurent l'énergie, les mines, la promotion des investissements, les transports aériens, ainsi que l'enseignement supérieur et la gestion des archives. À travers cette démarche, les deux États affirment leur ambition de diversifier leurs partenariats économiques et de concrétiser des projets mutuellement bénéfiques pour leurs populations respectives. Au-delà des aspects économiques, les délégations ont insisté sur l'importance d'une concertation accrue en matière de paix, de sécurité et d'intégration régionale. Les discussions ont également mis en avant la nécessité d'apporter des solutions africaines aux défis du continent et de soutenir une réforme des instances internationales pour garantir une meilleure représentation de l'Afrique. Cette dynamique témoigne de la volonté partagée des dirigeants des deux pays de consolider des liens historiques fondés sur la solidarité et le respect mutuel.