Le Sénégal a plaidé à Dakar pour une adaptation des cadres de régulation des droits humains face aux défis de l'intelligence artificielle.
Le Sénégal a récemment accueilli la quatre-vingt-neuvième session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples à Dakar. À cette occasion, le ministre de la Justice, Moussa Sarr, a souligné la nécessité impérative de repenser les mécanismes de protection face aux mutations technologiques rapides. Selon lui, l'Afrique doit activement participer à la création de réponses novatrices qui respectent ses valeurs fondamentales et ses aspirations profondes face à l'essor du numérique et des réseaux sociaux.
Le représentant du gouvernement sénégalais a rappelé que l'efficacité d'un système de protection des droits ne se limite pas à l'accumulation de textes juridiques. Il se mesure avant tout par son impact réel sur le quotidien des citoyens. Dans cette perspective, il a encouragé les États africains à appliquer rigoureusement les recommandations des instances continentales tout en renforçant le dialogue constructif et l'appropriation de la jurisprudence par les tribunaux nationaux.
Par ailleurs, le Garde des Sceaux a mis en lumière l'importance capitale de préserver l'espace civique, de garantir la liberté d'expression et de conforter l'indépendance de la justice. Il a également insisté sur la promotion de la justice sociale, affirmant que les droits fondamentaux demeurent incomplets sans un accès équitable à l'éducation, à la santé et à l'emploi pour l'ensemble des populations.