Le ministère de la Microfinance souhaite déployer une approche de financement innovante basée sur des chaînes de valeur pour autonomiser durablement les femmes et les jeunes.
Le ministère de la Microfinance et de l'Economie sociale et solidaire au Sénégal souhaite transformer le paysage entrepreneurial en privilégiant une approche novatrice axée sur les chaînes de valeur. Lors d'un déplacement à Thiès, le ministre Alioune Dione a souligné que l'injection d'argent ne suffit pas à garantir la réussite pérenne des projets menés par les jeunes et les femmes. Il est devenu primordial d'intégrer les entrepreneurs au sein d'un écosystème robuste qui favorise le renforcement des compétences et l'accès facilité aux marchés. Cette vision s'incarne notamment à travers le soutien accordé à des structures locales dynamiques capables d'agir en véritables locomotives économiques pour l'ensemble de leur région. En visitant l'entreprise Baobab des saveurs, une PME locale appuyée par l'ONG ADA et la Coopération luxembourgeoise, la délégation a pu mesurer concrètement les bienfaits de cette synergie entre groupements féminins, jeunes entrepreneurs et partenaires techniques. L'ambassadrice du Grand-Duché de Luxembourg, Laure Huberty, a rappelé l'engagement de son pays en faveur de la microfinance intégrée à l'aide au développement. Cette méthode communautaire responsabilise les individus tout en encourageant l'adoption de technologies innovantes et le respect de l'environnement pour bâtir un avenir financier stable. Grâce au dynamisme entrepreneurial observé dans les régions de Thiès et de Diourbel, le gouvernement entend encourager des partenariats mutuellement bénéfiques afin de dépasser le cadre des interventions isolées et de bâtir une économie locale résiliente.