Le Sénégal mobilise ses experts pour définir une position nationale forte et coordonnée en vue de la prochaine Conférence des parties sur la diversité biologique.
Une cinquantaine de représentants des services techniques, des organisations non gouvernementales et des communautés locales se sont récemment réunis à Saly sous l'égide du ministère de l'Environnement et de la Transition écologique. Cette concertation nationale avait pour objectif principal de préparer la participation du pays à la dix-septième Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, qui se déroulera à Erevan en Arménie. En concertation avec le Groupe africain, les participants ont travaillé à harmoniser les priorités nationales pour défendre efficacement les intérêts environnementaux du pays sur la scène internationale.
Au cœur des discussions, la question du financement pérenne de la conservation s'est imposée comme une absolue priorité. Le pays ambitionne de consolider des mécanismes financiers innovants, notamment à travers la création prochaine d'un fonds fiduciaire dédié. Les experts ont également mis en avant la richesse de la biodiversité marine et côtière, profitant de cette tribune pour valoriser les initiatives locales et annoncer le prochain Congrès international sur les aires marines protégées qui se tiendra pour la toute première fois sur le continent africain.
À l'issue de ces travaux articulés autour de douze thématiques clés, la délégation sénégalaise dispose désormais d'une feuille de route précise et d'un programme de négociation renforcé. Les autorités rappellent que la préservation des écosystèmes transcende le simple cadre environnemental pour s'imposer comme un pilier fondamental de l'économie et du développement social de la nation.