À Nairobi, Safaricom a réuni des experts pour plaider en faveur d'une cybersécurité intégrée dès la conception face aux nouveaux risques liés à l'intelligence artificielle.
La capitale kenyane a récemment accueilli la quatrième édition du sommet sur la cybersécurité organisé par l'opérateur Safaricom. Cet événement majeur a rassemblé de nombreux acteurs de l'écosystème numérique national autour d'un thème central axé sur l'utilisation de l'intelligence artificielle et le renforcement de la protection des données. À cette occasion, le directeur général du groupe a insisté sur la nécessité d'instaurer une confiance numérique indéfectible. Selon lui, la sécurité ne doit plus être perçue comme un simple correctif technique appliqué après coup, mais bien comme une fondation incontournable qui doit être intégrée dès le début de la création des services technologiques.
Les discussions ont permis de mettre en lumière les nouveaux défis posés par les technologies modernes, notamment l'émergence d'attaques sophistiquées telles que les usurpations d'identité générées par ordinateur et les escroqueries automatisées. Face à cette recrudescence des cybermenaces observée dans le pays, les participants ont exploré des solutions concrètes. Ils ont notamment insisté sur l'importance d'adopter des outils de détection avancés, de structurer les procédures d'intervention et de former continuellement le personnel pour déjouer les pièges en ligne.
L'événement a également mis l'accent sur le soutien indispensable à apporter aux très petites, petites et moyennes entreprises qui constituent le pilier de l'économie locale. Afin de les protéger efficacement contre les risques numériques, des services de surveillance continue et de connectivité sécurisée sont désormais mis à leur disposition. Cette initiative permet ainsi aux structures modestes de bénéficier d'une protection de niveau professionnel sans avoir à supporter la lourdeur d'une gestion interne complexe, favorisant ainsi un développement numérique serein et inclusif pour l'ensemble du secteur privé.