En visite officielle en Chine, le dirigeant togolais Faure Gnassingbé a réaffirmé la volonté de son pays de transformer ses infrastructures portuaires en véritables leviers de création de valeur industrielle.
En visite officielle en Chine, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a exprimé une vision audacieuse pour son pays et pour le continent. Lors d'un entretien accordé aux médias chinois, il a souligné que le Togo ne souhaite plus se contenter d'un simple rôle de plateforme de transit. L'objectif affiché est de s'imposer comme un véritable acteur économique, technologique et institutionnel au sein de la gouvernance mondiale des océans. Cette ambition repose principalement sur trois piliers essentiels que sont la sécurité maritime, le développement de la valeur ajoutée économique et l'exploitation durable de l'économie bleue.
Abordant la question de la sécurité, le dirigeant a rappelé les efforts régionaux menés dans le golfe de Guinée pour garantir la liberté de navigation et lutter contre les trafics illicites. Selon lui, la Chine, au vu de son rôle central dans le commerce mondial, représente un partenaire stratégique capable d'accompagner le renforcement des capacités des nations africaines. Il a également insisté sur le lien direct unissant la sécurité maritime à la performance économique, rappelant que les fluctuations des routes maritimes impactent lourdement les coûts énergétiques et logistiques sur le continent.
Le port de Lomé, reconnu comme le premier hub à conteneurs d'Afrique de l'Ouest, aspire désormais à capter une plus grande part de valeur ajoutée plutôt que de se limiter au transbordement brut. Cette transformation passe par la mise en place de zones industrielles dynamiques, de services logistiques de pointe et par la valorisation des compétences locales. En s'inspirant de l'expérience chinoise en matière d'intégration entre infrastructures portuaires et écosystèmes productifs, le Togo entend propulser son développement. Enfin, l'économie bleue nécessite la maîtrise des sciences marines et du partage technologique, des domaines où le partenariat avec la Chine pourrait grandement favoriser la formation de spécialistes africains qualifiés pour relever les défis de demain.