Le professeur François Ravalison détaille comment Madagascar peut transformer ses talents et ses ressources en un véritable moteur de croissance industrielle.
La Grande Île possède tous les atouts nécessaires pour devenir un acteur économique incontournable sur le continent africain. Lors de l'Assemblée générale du Collectif des Professeurs de Madagascar à l'Université de Fianarantsoa, le professeur François Ravalison a mis en avant le potentiel considérable du pays, notamment à travers une stratégie d'industrialisation innovante. Selon lui, le secteur agro-industriel représente la priorité absolue pour inverser la tendance et faire passer le pays du statut d'importateur à celui d'exportateur compétitif. En s'appuyant sur une agriculture à forte intensité de main-d'œuvre et sur la transformation locale, Madagascar peut répondre à la demande alimentaire croissante en Afrique tout en réduisant sa dépendance extérieure.
Pour financer cette transformation, le Fonds souverain ainsi que divers mécanismes financiers existants doivent converger vers un soutien massif de l'agriculture et de l'industrie. L'intégration réussie de Madagascar dans la Zone de libre-échange continentale africaine dépend également d'une protection temporaire des filières porteuses et d'un meilleur alignement entre la politique industrielle et le secteur énergétique. L'État a ainsi un rôle crucial à jouer pour soutenir les champions nationaux et faire de cette ouverture commerciale un véritable tremplin pour l'économie locale.
Afin de surmonter les défis techniques, le professeur préconise l'utilisation de la méthode TRIZ, une ingénierie dédiée à la résolution de problèmes inventifs. Sur le plan technologique, la priorité réside dans la valorisation des compétences et des ateliers mécaniques locaux pour fabriquer et réparer les équipements de production. En mobilisant les talents et les ressources du pays avec une exécution rigoureuse, Madagascar dispose de toutes les clés pour bâtir un avenir industriel prospère et durable.