L'Agence française de développement et l'Observatoire du Sahara et du Sahel s'allient pour valoriser les pratiques traditionnelles d'adaptation au changement climatique.
L'Agence française de développement et l'Observatoire du Sahara et du Sahel, établi à Tunis, ont officialisé une nouvelle collaboration axée sur la préservation des sols et des ressources en eau. D'un montant de cent cinquante mille euros, cette convention s'étendra sur une période de dix-huit mois. Elle vise à identifier, étudier et valoriser les savoir-faire ancestraux et les pratiques agricoles développées par les populations locales pour faire face aux sécheresses et à la rareté de l'eau dans les zones arides. Ces solutions éprouvées seront analysées par des experts et confrontées à la science afin d'inspirer des politiques publiques novatrices adaptées aux défis environnementaux actuels. Le projet prévoit également la diffusion de ces connaissances auprès des agriculteurs grâce à des plateformes numériques et des événements participatifs. Cette initiative dépasse les frontières régionales puisque les enseignements tirés intéresseront autant l'Afrique du Nord et le Sahel que les pays du nord de la Méditerranée, également frappés par les vagues de chaleur et les sécheresses à répétition. Cette démarche s'inscrit dans le cadre du programme AdaptAction-Acamed, cofinancé par la France et l'Union européenne, consolidant ainsi deux décennies de coopération fructueuse entre l'institution française et l'organisation basée en Tunisie pour un avenir partagé.