Des chercheurs ont analysé le rôle des micro-organismes intestinaux pour mieux comprendre la propagation des bactéries résistantes aux antibiotiques à Nairobi.
Des recherches menées par le spécialiste de l'écologie des maladies Eric Ng'eno à Nairobi apportent un éclairage précieux sur la résistance aux antibiotiques. L'étude s'est penchée sur la manière dont les communautés microbiennes naturelles présentes dans l'intestin influencent la prolifération de souches résistantes d'Escherichia coli. En analysant des échantillons dans un établissement humain densément peuplé, l'équipe a démontré que les bonnes bactéries agissent comme un bouclier protecteur lorsqu'elles sont préservées.
Les résultats indiquent que l'utilisation d'antibiotiques perturbe le microbiote intestinal, ouvrant la voie à des bactéries résistantes issues de l'environnement extérieur. Cependant, lorsque le microbiote d'origine reste diversifié et vigoureux, il concurrence efficacement ces envahisseurs indésirables. Le type d'antibiotique utilisé joue également un rôle déterminant, les traitements plus doux permettant de préserver les micro-organismes bénéfiques.
Ces découvertes soulignent l'importance de stratégies locales pour préserver la santé intestinale et lutter contre la résistance bactérienne. Les experts suggèrent de promouvoir des mesures d'hygiène rigoureuses, d'encourager la vaccination pour réduire le recours aux antibiotiques, et de consommer des aliments fermentés pour nourrir durablement le microbiome.